Beaucoup de monde se souvient sans aucun doute de Stalker mais surtout de son développement qui n’en finissait plus, et puis tout à coup il réapparaît et refait envie. La plus grosse blague vidéo-ludique après Duke Nukem Forever avait pris fin, non sans modifications du jeu et sans suppression d’options malheureusement. Stalker est donc le fruit d’un développement qui fut dur et rempli d’embuches mais finalement les ukrainiens de GSC Games World en on fini.
2012, Tchernobyl
Stalker se passe, comme son nom l’indique, dans les alentours de la triste mais célèbre centrale nucléaire de Techernobyl. Celle-ci ayant explosée en 1986, une nouvelle explosion se produit en 2006, fictive bien sûr, sans raison apparente. Une sorte de zone de quarantaine se met en place et reste vide. Mais quelques années plus tard, beaucoup de gens courageux et sans histoires, appelés les stalkers, décident de s’y aventurer avec la motivation d’y trouver une source d’argent. Ainsi né le trafic d’artéfacts radioactifs.
Nous sommes en 2012, la Zone est désormais très peuplée. Un éclaireur découvre votre corps à côté d’une carcasse de corbillard qui ramenait des corps vers l’extérieur de la zone, mais vous vous êtes vivant et surtout amnésique. Seul vestige de votre passé : votre PDA qui vous indique de tuer un certain Strelok. Qui est-il ? Où est-il ? Je vous laisse le découvrir.
Des combats très dynamiques et aléatoires
Vous vous levez et faîtes vos premiers pas dans la Zone et accomplissez quelques missions par-ci par-là. Vous vous faîtes accrocher par quelques bandits qui passent dans le coin. Vous tirez, lancez une grenade ici et vous mettez à couvert pour vous soigner. Un à droite, une balle en pleine tête lui suffira, l’autre à gauche vous touche à la jambe, vous vous remettez à couvert, mais un loup vous saute à la gorge. Seule solution : fuir, mais il ne semble pas vouloir vous lâcher, heureusement un autre stalker apparaît et décide de vous aider. Deux minutes plus tard vous êtes sain et sauf et repartez à l’aventure sans oublier de remercier votre sauveteur.
Et oui, les combats sont très dynamiques et aléatoires. Tout peut arriver dans la zone, n’importe quel retournement de situation peut se produire, n’importe quelle créature cauchemardesque peut vous tomber dessus. Malgré quelques, parfois nombreux et ridicules tout de même, défauts de l’intelligence artificielle, les combats sont vraiment prenants et on se surprend même à aider inutilement n’importe quel autre stalker qui est en mal de se défendre tout seul. Il faut cependant faire attention à ses munitions, là-bas c’est une denrée rare et les quelques marchands de la Zone se trouveront vite très loin de vous quand vous partirez en mission. Ainsi votre seul salut contre le manque de munitions est la fouille. Tous les corps qui s’amoncellent contiennent de nombreux équipements, trousses de soin, munitions ou médicaments, mais attention à ne pas en prendre trop, vous n’êtes pas capable de porter plus de 50kg.
Le côté RPG renforce le gameplay
En effet, vous passerez une petite partie de votre jeu à déterminer ce qui pourra vous être utile et ce qui ne le sera pas, car vous atteindrez vite la barre des 50kg. Une bonne combi, peut-être une seconde pour se protéger des radiations, deux fusils d’assauts, un fusil à pompe, les munitions adéquates, le matériel médical et c’est parti pour l’aventure. Ah non, j’oubliai les fameux artefacts qui vous fourniront quelques bonus en échange de malus. Un vous permettra de courir plus longtemps, un autre de vous protéger des radiations, un autre des saignements etc. etc. Malgré tout beaucoup ne seront pas utiles, à part peut-être pour vous faire gagner de l’argent mais on va dire que l’argent n’est pas ce dont vous manquerez le plus, je n’en aie d’ailleurs à aucun moment eu besoin pour acheter le nécessaire.
En plus d’ajouter un système d’inventaire, le côté RPG du jeu vous permet d’accomplir des quêtes annexes. Malheureusement c’est peut-être sur ce point que le jeu aurait mérité une petite finition. Concrètement ces mission ne servent à rien à par être un prétexte pour les combats. Tuer ce stalker, ramener tel objet, trouver tel artefact … On les termine en général en quelques minutes et la plus grande partie de ce temps on le passe à se balader pour trouver l’endroit où se passe l’action. Dommage, car certaines ne sont pas inintéressantes, ont une réelle histoire et offrent des combats prenants.
GTA + Fallout = Stalker
Abordons à présent la plus grande force de Stalker, à savoir l’ambiance qui en ressort. La Zone n’est pas seulement un terrain de 30km² que le joueur devra traverser pour finir un jeu, non Stalker va beaucoup plus loin que cela. La Zone a sa propre histoire, réelle et fictive, et tous les endroits de cette Zone ont leur propre spécificité. On pourrait éventuellement se croire dans un GTA (pour la grande liberté de mouvement) mélangé à un Fallout (pour l’ambiance post-apocalyptique). Dans Stalker, vous n’êtes qu’un simple homme parmi tant d’autres, vous n’êtes pas plus fort, pas plus connu, pas plus robuste. Dans Stalker, toute la Zone est vivante, quand tout est calme, les autres stalkers se mettent autour d’un feu et sortent leur guitare ou leurs cannettes. D’autres se baladent, ou d’autres lancent des assauts. Il y a toute une vie autour de vous, et c’est bien là la force de ce jeu.
L’ambiance flippante arrive justement aux endroits où il n’y a plus de vie, ces endroits noirs et froids, remplis de radioactivités, de stalkers zombifiés ou d’autres horreurs. Ces endroits où vous cliquerez frénétiquement sur le tir au moindre son, et où à n’importe quel moment une créature peut vous sauter au visage sans que vous compreniez. C’est à ces endroits que votre instinct de survie prendra le dessus et que vous prendrez peur pour votre personnage, vous vous figerez de peur, votre compteur Geiger s’affolant et hésiterez à avancer malgré la mission qui vous a été donnée.
Graphismes : Vieux ? Dépassés ? Laids ? PAS DU TOUT
Dernier point important : les graphismes. On pourrait les penser vieillots et hors de notre époque étant donné la durée développement importante dont a souffert le jeu : les innombrables reports. Mais finalement pas tant que cela, la Zone rend très bien, les reliefs sont beaux, les décors splendides et les animations parfaites. Quelques soucis d’optimisation calment malgré tout notre bonheur quand on voit ce que les éclairages dynamiques, qui donnent son aspect au jeu, ont comme effet sur la fluidité. Dommage, les petites configurations seront forcées de jouer sans, mais le jeu garde tout de même son charme.
En bref
Au finale GSC Games World aura réussi son pari en proposant un jeu qui vous demandera une bonne vingtaine d’heures pour arriver à bout de 3 fins sur 7, très bonne durée de vie pour un FPS de nos jours. Le jeu bénéficie en plus de cela d’une très bonne doublure et d’une partie des voix en ukrainien, renforçant sans doute l’immersion. Un jeu beau, prenant, dynamique, que demander de plus ?
| Graphismes |
Durée de vie |
Gameplay |
| 15/20 |
18/20 |
17/20 |
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